Sous les tentacules, un animal

Les polypes ressemblent parfois à de petites fleurs. Ce sont pourtant des animaux. Chacun possède une bouche entourée de tentacules, des bras souples qui attrapent la nourriture.
Le corail rouge porte des polypes blancs à huit tentacules. De petites branches sur les côtés leur donnent un aspect de plume.
Un polype de corail rouge, avec sa bouche et ses huit tentacules à petits prolongements latéraux.
Un polype de corail rouge, avec sa bouche et ses huit tentacules à petits prolongements latéraux. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Ce qui entre par une bouche

Le courant apporte de minuscules animaux. Les tentacules peuvent les retenir et les amener à la bouche. La nourriture entre dans une poche à l’intérieur du polype.
Elle y est décomposée. Le corps peut alors en utiliser une partie. Les restes qui ne sont pas digérés ressortent par la bouche.
La capture et le trajet d’un repas vers la poche digestive : représentation simplifiée.
La capture et le trajet d’un repas vers la poche digestive : représentation simplifiée. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Les chemins d’un repas dans la colonie

Les polypes d’une même colonie restent reliés par des parties vivantes. De petits passages relient leurs poches digestives.
Une partie de la nourriture transformée peut ainsi rejoindre une autre zone de la colonie. Cela ne veut pas dire que tous les polypes reçoivent exactement la même quantité.
Des passages dans les tissus vivants relient les polypes, autour du support solide.
Des passages dans les tissus vivants relient les polypes, autour du support solide. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Grandir par bourgeonnement

Un petit renflement apparaît dans les parties vivantes de la colonie, puis devient un nouveau polype. On appelle cela le bourgeonnement : un polype se forme à partir de tissus déjà présents.
Il garde des liens avec ses voisins. La colonie grandit.
Formation d’un nouveau polype chez un corail pierreux : un exemple de bourgeonnement, non commun à toutes les espèces.
Formation d’un nouveau polype chez un corail pierreux : un exemple de bourgeonnement, non commun à toutes les espèces. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Comment commence une colonie ?

Le corail rouge produit aussi des larves, de petits animaux encore très différents des adultes. Elles se forment après la rencontre d’une cellule reproductrice mâle et d’une cellule reproductrice femelle.
Une larve libérée dans l’eau peut se fixer sur un support. Elle se transforme en premier polype d’une nouvelle colonie.
Du développement d’une larve au premier polype : les étapes sont présentées séparément, sans échelle commune.
Du développement d’une larve au premier polype : les étapes sont présentées séparément, sans échelle commune. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Quand les polypes se ferment

Un polype ouvert peut replier ses tentacules. Chez le corail rouge, il peut même se cacher dans les parties vivantes de la branche.
Un contact peut provoquer cette fermeture. Mais un polype fermé n’est pas forcément malade : son activité peut changer.
Polypes de corail rouge déployés et complètement retirés dans les tissus de la branche.
Polypes de corail rouge déployés et complètement retirés dans les tissus de la branche. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Respirer sans poumons

Le polype n’a pas de poumons. Il reçoit l’oxygène présent dans l’eau à travers la paroi de son corps.
Le dioxyde de carbone, un gaz produit par son activité, repart vers l’eau.

Des supports différents

Les parties vivantes du corail rouge entourent un support dur. Ce support aide la branche à tenir.
Les coraux n’ont pas tous le même squelette. Certains forment de grosses constructions pierreuses. D’autres, comme de nombreuses gorgones, ont un support plus souple.
Comparaison schématique des supports du corail rouge, d’une gorgone et d’un corail pierreux.
Comparaison schématique des supports du corail rouge, d’une gorgone et d’un corail pierreux. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

La lumière, pour certains coraux

Certains coraux abritent dans leurs cellules de minuscules êtres vivants qui utilisent la lumière pour fabriquer de la nourriture. Une partie peut servir au corail.
Le corail rouge ne possède pas ces partenaires. Tous les coraux ne se nourrissent donc pas de la même façon.
Des partenaires microscopiques à l’intérieur des cellules de certains coraux ; le corail rouge n’en possède pas.
Des partenaires microscopiques à l’intérieur des cellules de certains coraux ; le corail rouge n’en possède pas. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Des polypes reliés, une colonie

Chaque polype possède sa bouche. Mais ses liens avec les autres permettent à la colonie de fonctionner.
Une petite blessure peut parfois se refermer. Cela dépend du corail et de l’importance de la blessure. Une colonie n’est pas capable de tout réparer.
Une réparation locale des tissus, possible chez certains coraux : la récupération dépend de l’espèce et de la blessure.
Une réparation locale des tissus, possible chez certains coraux : la récupération dépend de l’espèce et de la blessure. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

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Comprendre ce que l’on observe

Les couronnes visibles sur un corail appartiennent à des animaux reliés. Leurs tentacules capturent la nourriture, leurs tissus permettent des échanges et de nouveaux polypes peuvent agrandir la colonie. Pour comprendre un corail, il faut regarder ses polypes et les liens qui les unissent.

Sources

Fiches naturalistes et publications utilisées pour vérifier les mécanismes décrits.