Des oreilles internes pour entendre
Sans oreilles visibles, les poissons entendent grâce à leurs oreilles internes. Chez la plupart des poissons osseux, chacune contient trois otolithes, de petites pièces calcaires : cela fait trois paires, et non trois au total.
Les mouvements relatifs de ces pièces et des tissus qui les portent stimulent des cellules sensibles. Ce système intervient dans l’audition et l’équilibre. Chez certaines espèces, la vessie natatoire transmet aussi des vibrations vers l’oreille et améliore la détection de certains sons. Ce lien n’existe pas chez tous les poissons.

Sentir les substances dissoutes

L’eau qui traverse les organes olfactifs du museau apporte des molécules dissoutes. Des cellules les détectent : c’est l’odorat. Ces ouvertures ne servent pas à respirer comme nos narines.
Selon l’espèce, les informations chimiques participent à la recherche de nourriture, à la reproduction ou à la détection d’un danger. Certaines espèces réagissent à des substances libérées par un poisson blessé. Il serait toutefois trompeur d’attribuer ce mécanisme à toutes les sardines ou à tous les anchois sans preuve propre à ces espèces.
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