Une barrière protectrice

lesEcailles
Schéma de principe en coupe. Sous des replis de l'épiderme, des écailles transparentes s'organisent en rangées régulières, se chevauchant comme des tuiles sur un toit. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.
L’épiderme est la couche externe vivante de la peau. Il contient notamment des cellules qui sécrètent du mucus, une substance visqueuse. En dessous, le derme contient des tissus de soutien, des vaisseaux et, chez beaucoup de poissons, les écailles. Celles des poissons osseux ne sont pas des plaques cornées comme celles des reptiles. Leur forme et leur présence varient selon les espèces.

UNE ARMURE INVISIBLE

Le mucus retient des particules et contient des substances qui participent aux défenses contre les microorganismes. Son renouvellement peut aider à évacuer certains éléments retenus. Il constitue une protection, pas une barrière invulnérable : sa composition et son efficacité varient avec l’espèce et les conditions.
1

Protection contre les infections

Des composants du mucus participent à la défense contre certains microbes. Ils n’empêchent pas toutes les infections ni tous les parasites.
2

Amélioration de l'hydrodynamique

La couche de mucus modifie les interactions entre l’eau et la surface du corps. Ses effets sur les frottements dépendent des caractéristiques de la peau et de l’écoulement.
3

Défense contre les prédateurs

Certaines espèces possèdent des substances défensives dans leurs sécrétions. Cette propriété ne s’applique pas au mucus de tous les poissons.
4

Cicatrisation et régénération

La couverture de mucus et le renouvellement des tissus participent à la protection d’une zone lésée. Ils ne garantissent pas la guérison de toute blessure.
5

Communication chimique

Des molécules présentes dans les sécrétions peuvent renseigner d’autres individus. La nature et la fonction de ces signaux doivent être vérifiées pour chaque espèce.

DES PEAUX D'EXCEPTION

Congre et murène, une peau sans écailles adaptée à la vie dans les roches

Le congre (Conger conger) et la murène commune (Muraena helena) ont une peau sans écailles apparentes. Leur épiderme vivant et ses sécrétions restent une interface avec l’eau. L’absence d’écailles n’est donc pas l’absence de protection.
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Le mucus couvre la peau et participe à sa protection au contact du milieu. Il ne rend pas ces poissons insensibles aux blessures, aux parasites ou aux polluants. Observer une murène dans une eau dégradée ne démontre pas que son mucus la protège contre toutes les substances présentes.

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