Des oreilles internes pour entendre

Sans oreilles visibles, les poissons entendent grâce à leurs oreilles internes. Chez la plupart des poissons osseux, chacune contient trois otolithes, de petites pièces calcaires : cela fait trois paires, et non trois au total.

Les mouvements relatifs de ces pièces et des tissus qui les portent stimulent des cellules sensibles. Ce système intervient dans l’audition et l’équilibre. Chez certaines espèces, la vessie natatoire transmet aussi des vibrations vers l’oreille et améliore la détection de certains sons. Ce lien n’existe pas chez tous les poissons.

Oreille interne d’un poisson osseux, représentée de façon schématique.
Oreille interne d’un poisson osseux, représentée de façon schématique. Chaque oreille contient généralement trois otolithes. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

Sentir les substances dissoutes

L’eau transporte des substances dissoutes jusqu’aux organes olfactifs.
L’eau transporte des substances dissoutes jusqu’aux organes olfactifs. Le signal dépend aussi des mouvements de l’eau. © dive.explo360.fr — Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation.

L’eau qui traverse les organes olfactifs du museau apporte des molécules dissoutes. Des cellules les détectent : c’est l’odorat. Ces ouvertures ne servent pas à respirer comme nos narines.

Selon l’espèce, les informations chimiques participent à la recherche de nourriture, à la reproduction ou à la détection d’un danger. Certaines espèces réagissent à des substances libérées par un poisson blessé. Il serait toutefois trompeur d’attribuer ce mécanisme à toutes les sardines ou à tous les anchois sans preuve propre à ces espèces.

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