LE MAËRL
Leurs ramifications calcaires forment un tapis irrégulier à la surface du sédiment et créent de nombreux petits espaces où des organismes peuvent vivre ou trouver refuge.
Le maërl apporte ainsi une structure et une complexité qui n’existent pas sur un fond de sable nu.
Ce milieu montre qu’un paysage qui semble minéral peut en réalité être construit par des organismes vivants.

Le fond prend des teintes roses, rougeâtres, violettes ou blanchâtres et semble composé d’une multitude de petits fragments calcaires.
Il ne s’agit pourtant pas simplement de gravier. Une partie de ces éléments est constituée d’algues rouges calcaires vivant librement sur le fond, sans être fixées à une roche.
En grandissant, en se ramifiant et en s’accumulant, elles peuvent former de vastes étendues appelées fonds ou bancs de maërl.
Les algues qui le constituent déposent du carbonate de calcium dans leurs tissus. Elles deviennent ainsi rigides et peuvent prendre la forme de petits rameaux, de nodules ou de concrétions.
Les formes nodulaires constituées par ces algues sont généralement appelées rhodolithes.
Leur forme dépend notamment des espèces et des conditions du milieu. Certaines sont très ramifiées, tandis que d’autres sont plus compactes.
En Méditerranée, ces formations peuvent être présentes sur les fonds meubles du plateau continental, souvent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
Ce qui ressemble à un champ de petits cailloux peut donc être en partie constitué d’organismes vivants.

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