Mars 2024

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QUI SUIS-JE ?

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D'UN MONDE À L'AUTRE
Le vent et la pluie se déchaînent, rendant les prochains jours difficile pour la plongée. Le Gapeau, impétueux, déverse avec force ses sédiments dans la rade de Hyères, entraînant également les débris divers collectés au fil de ses quarante-sept kilomètres de course, obscurcissant les eaux et réduisant considérablement la visibilité. Après avoir goûté aux eaux chaudes de l'océan indien, le plongeur doit désormais faire face à un retour brutal dans des conditions bien moins clémentes.

Affrontant les éléments, nous prenons la direction de Brégançon pour une plongée qui promet d'être particulièrement exigeante. Les récentes précipitations ont provoqué une montée des eaux du Gapeau, qui se déverse maintenant abondamment dans la rade de Hyères, entraînant avec lui une multitude de sédiment. La visibilité s'en trouve considérablement réduite, rendant les prises de vue plus incertaines qu'en période estivale. Malgré ces défis, les préparatifs avancent à bon rythme, tout comme les discussions animées. À chaque tour d'hélice, la distance diminue, nous rapprochant inexorablement du site d'immersion.

La caméra Insta360 X3 est en mode enregistrement, la caméra de cinéma sous tension, il est temps d'y aller. L'immersion, toujours brutale, nous libère du poids oppressant du matériel de plongée et de prise de vue. Les bulles s'évanouissent progressivement alors que nous entamons notre descente dans les eaux sombres, chargées de particules, nos lampes de plongée allumées pour rester en contact visuel avec les autres membres de la Palanquée. Nous découvrons un paysage sous-marin uniformément plat, parsemé de bancs de Maërl nichés au milieu du sable à perte de vue. À première vue, l'endroit peut sembler peu attrayant, mais le lieu révèle pourtant des surprises insoupçonnées

Nous faisons notre première rencontre avec un jeune Rouget grondin, qui reste stoïquement en place pendant que nous le filmons. Ses pattes semblent disproportionnées par rapport à sa taille, et son regard noir et rond reste fixé sur nous avec intensité. Plus loin, une magnifique Pennatule, ressemblant à une plume de mer, se balance gracieusement dans le courant, ses polypes déployés pour capturer sa nourriture. Un Rouget barbet s'éloigne rapidement à notre approche, effleurant le fond marin. Puis, dans le faisceau de nos lampes qui peinent à percer l'obscurité ambiante, apparaît un majestueux Grand Hydraire plumeux, émergeant des profondeurs. Son majestueux panache blanc est recouvert, à certains endroits, de particules qui lui donne un aspect négligé.

D'une blancheur presque surnaturelle, solidement ancrée au fond marin, revêtue de son épais manteau cartilagineux immaculé, c'est l'Ascidie blanche qui attire immédiatement notre regard dans ce paysage monotone de sable. À sa base, quelques feuilles de Posidonie ont été déposées là par le courant, ajoutant une touche de verdure à cette scène paisible. À quelques mètres de là, une Comatule s'enroule gracieusement autour d'une autre Ascidie blanche, offrant un spectacle étonnant de symbiose marine. Discrètement, un juvénile Serran hépate tente de se fondre dans le décor, se dissimulant derrière ce seul relief.

Nous nous laissons porter par le courant, gardant un œil vigilant sur nos compagnons de palanquée. Soudain, surgissant du sable, une Raie douce s'envole gracieusement devant nous, effleurant le fond marin. Nous nous efforçons de la suivre, mais elle accélère soudainement et disparaît dans le lointain bleuté, emportant avec elle son mystère. Sur le sable blanc, des feuilles de Posidonie éparses offrent refuge à une multitude d'organismes et de jeunes poissons, comme un petit Chapon troublé par notre présence.

Quelques Bernard l'hermite se sont rassemblés comme s'ils étaient en pleine réunion. Nous arrivons sur un petit relief couvert d'Oursins lance rouge, dont les piquants sont ornés d'une multitude d'organismes duveteux. Puis, nous découvrons une Ascidie rouge à la tunique sombre qui évoque le cuir. Juste à côté, un majestueux Grand cérianthe déploie ses tentacules, tous orientés dans le sens du courant. À ses côtés, une Axinelle d'un orange vif se démarque nettement de son environnement.

Le temps file à toute vitesse et il faut déjà envisager notre remontée. Mais avant de quitter ces fonds marins, nous croisons la route d'un Oursin diadème, ses piquants acérés oscillants légèrement, ainsi qu'une Ascidie noire. Le Parachute, entouré d'un nuage de bulles, s'élève lentement, nous indiquant le chemin vers la surface. Nous amorçons donc notre remontée, progressant vers les indispensables Paliers de décompression.

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